Derniers mots-clés rigolos en date :
“photo prends mes seins dans ta bouche”
“quel goût a votre homme?”
C’était la minute humour d’Emma, attendez la semaine prochaine pour d’autres, là je vais fêter mes 21 printemps avec de jolis partiels.
Derniers mots-clés rigolos en date :
“photo prends mes seins dans ta bouche”
“quel goût a votre homme?”
C’était la minute humour d’Emma, attendez la semaine prochaine pour d’autres, là je vais fêter mes 21 printemps avec de jolis partiels.
La rentrée approche à grands coups de cailloux (hem…) et pas mal de changements vont se produirent. Nouvel établissement, nouvelles rencontres, nouvelles matières (?), nouvelle règle, nouvelle gomme…
Nouvelles résolutions. Exit l’année précédente, place au neuf!
Un tri s’impose, donc. On passe celui concernant les sapes, les cours de l’IUT, les feuilles griffonnées par-ci par-là, les horreurs à jeter etc… Il a été fait, rien à dire de plus. Non, le tri le plus important, ça reste celui-là. Prendre la décision de ne plus être en contact avec certaines personnes. Ne plus prendre la peine de s’en préoccuper, parce que ce que tu auras pu leur donner depuis des mois/années n’aura servi à rien. Parce que ces personnes sont plus un poids qu’autre chose et que les voir est synonyme de contrainte. J’ai perdu assez de temps avec les gens qui prennent leur pied à s’enfoncer chaque jour un peu plus dans leur merde, avec ceux qui sont faux, hypocrites, et tant d’autres…
Je ne veux plus de ces poids morts dans ma vie. Pas besoin, plus envie…
J’ai appris à reconnaître mes vrais amis, ceux qui valent le coup. Et pour ceux-là j’ai envie de donner le meilleur de moi-même. Ne pas les perdre. Leur faire savoir, de manière explicite ou non, l’importance qu’ils ont pour moi. Préserver ce qui est précieux. Et à la lecture de ce post, certains se ddemanderont dans quelle catégorie ils sont classés. Il y a ceux qui le savent déjà, ceux qui s’en doutent mais attendront confirmation, ceux qui espèrent sans trop y croire, ceux qui en ont strictement rien à carrer, ceux qui seront sûrs d’eux comme toujours…
Sur ce, bonne rentrée les gens.
Dans le cadre de sa dernière année d’études, mon frangin doit rédiger un mémoire, sur le thème de son choix. Son choix : la mémoire.
Un mémoire sur la mémoire, comme c’est cocasse diraient certains.
N’empêche, je l’ai lu son dossier, as usual pour corriger les fautes, à part que là c’était bien plus intéressant que les hélices de Ratier Figeac. Enfin bef, entre les explications scientifiques sur le fonctionnement du cerveau et l’histoire de la mémoire avec les grandes pensées philosophiques (aussi incroyable que ça puisse paraître j’ai trouvé ça intéressant, comme quoi la gqualité de mes cours de philo dispensés par une prof alcoolique et notant à la tête du client en Terminale est peut-être à revoir), il y avait des cas spéciaux de cités. Et un m’a particulièrement marquée, celui de H.M.
Dans la seconde partie du XXe siècle, cet homme souffrait d’épilepsie jusqu’à ce qu’un chirurgien lui enlève, pendant les années 50, une grande partie de ses lobes temporaux, l’intégralité de son hippocampe et de son amygdale (situés dans le cerveau et ayant un rôle à jouer dans le fonctionnement de la mémoire). Jusque là tout se passe bien, ses crises disparaissent définitivement. Mais l’opération connaît un effet secondaire : si sa mémoire à long terme est demeurée intacte pour les évènements antérieurs à l’opération, il était incapable de transférer de nouvelles informations de sa mémoire à court terme vers sa mémoire à long terme. En d’autres termes : il ne pouvait plus constituer de nouveaux souvenirs après l’intervention.
L’histoire de cet homme me perturbe, car deux sentiments, deux réflexions globales émergent. La première relève de la tristesse pour un homme condamné à n’avoir d’autres souvenirs que ceux de sa vie d’avant son opération. Imaginez toutes les conversations avec un être cher oubliées, tous les instants d’amour perdus, tous les rires partagés avec les amis, tous ces moments, qu’ils soient bons ou mauvais, qui devraient être gravés dans la mémoire et dont il n’a jamais pu se souvenir depuis son réveil à l’hosto… L’autre pensée, la voici : s’il ne conservait pas de souvenir de ce qu’il venait de faire, H.M. vivait dans l’éternel émerveillement devant certaines choses. Il pouvait regarder le même film cent, mille fois, il le verrait toujours avec un regard neuf, il avait beau parcourir un livre des centaines de fois ce serait toujours la première fois pour lui, même chose pour des morceaux de musique, des peintures, et tant d’autres… Il aura toujours été dans une perpétuelle découverte, ”comme perdu dans l’instant présent : tout était nouveau pour lui.” Et cette perspective est autant traumatisante que magnifique, je trouve.
14:25, gare Toulouse Matabiau. J’attends Philou. Installée pépère sur un siège entre les voies 2 et 3. Un bouquin dans les mains (toujours le même, pour les renseignés) et Bob Marley dans les oreilles. S’installer exprès dos au TER qui patiente avant le départ. Tourner le dos au train. Ne pas se laisser tenter, ne pas laisser son esprit vagabonder. Et lire des histoires de clocharde ivrogne ou de mère n’ayant jamais accepté d’avoir accouché d’une fille. Un peu froid, mais ça passe. Souvenirs de toutes ces fois où j’allais passer des heures sur les quais, à gribouiller sur des bouts de papier, des pages de cahiers de cours, à écouter de la musique sur mon vieux lecteur cd et à regarder les gens… J’attends les beaux jours et hop hop hop, je traîne des pieds à nouveau par là…
J’ai toujours adoré les gares. Rappel de toute une génération de cheminots, la beigne que je me suis prise en parcourant pour la première fois La Bête Humaine, toutes ces personnes aperçues, frôlées ou avec qui on a échangé un regard, ce jeu depuis toute petite à imaginer la vie des gens que l’on croise… Et puis ce parfum de voyage, d’évasion, d’aventures.
“Pour connaître un pays, t’as pas besoin de faire le couillon dans les autocars, y suffit de visiter les gares et les marchés et t’as tout compris…”
Partie quelques minutes, Le rejoindre sur le parvis. Au retour, un nouveau TER et plus moyen de trouver une place qui lui tourne le dos. Alors je me pose devant le train. Et je reprends ma lecture, je monte le volume de la musique. Jusqu’à oublier où je me trouve. Retour à la réalité à 15h20, je dois retrouver Philou. Refermer le bouquin, réussir à le caser dans le bordel qui règne dans mon sac et se lever…. Et voir les portes du train qui sont encore ouvertes.
J’ai failli le prendre. Un jour ça viendra. Laissez-moi juste prendre ma carte et je me barre. Deux heures, une journée, plus? Vers Grenoble, Nantes, Foix? Pas grande importance… Mon plus grand plaisir sera de voir sur le panneau d’affichage les premières destinations et tirer à pile ou face entre celles-là. Profiter de ce bout de papier… Depuis le temps…