Archives pour juillet 2008

Le scaphandre et le papillon

28 juillet 2008

Ma cousine m’a prêté ce livre il y a une semaine et j’en reste sans voix. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, le sujet est centré autour du locked-in-syndrom ; il s’agit du quotidien d’un homme entièrement paralysé à la suite d’un accident, mis à part au niveau de son oeil gauche. Non seulement on se retrouve entièrement immergé dans l’écriture, mais en plus, ce qui m’impressionne, c’est le travail de titan mené par cet homme pour écrire son histoire (au cas où je ne l’aurais pas précisé, c’est une autobiographie). Il retransmet par écrit ses pensées avec l’aide de son orthophoniste, qui lui égrène l’alphabet afin qu’il cligne de la paupière pour sélectionner les lettres, ainsi de façon à former des mots, puis des phrases, des paragraphes…

Quand j’ai lu ce livre, j’avais un respect presque religieux pour cet homme, pour son travail, ses pensées, sa volonté. Le regard qu’il porte sur les choses n’est pas envieux, sarcastique ou autre. Il regarde, c’est tout. Une chose m’a frappée, aussi : il n’a jamais émis aucune plainte dans ses écrits. Et au fil des lignes, on est pénétré par la poésie de la pensée de cet homme. J’en venais à me sentir mal à l’aise quand je revenais à ma petite vie toute simple, en refermant le livre. Je sais très bien que je n’aurais jamais le courage de cet homme à combattre son état et je l’admire. Ce livre est une véritable leçon de vie. 

“Je reçois des lettres remarquables. On les ouvre, on les déplie, et les expose sous mes yeux selon un rituel qui s’est fixé avec le temps et donne à cette arrivée du courrier le caractère d’une cérémonie silencieuse et sacrée. Je lis chaque lettre moi-même scrupuleusement. Certaines ne manquent pas de gravité. Elles me parlent du sens de la vie, de la suprématie de l’âme, du mystère de chaque existence et, par un curieux hénomène de renversement des apparences, ce sont ceux avec lesquels j’avais établi les rapports les plus futiles qui serrent au plus près ces questions essentielles. Leur légèreté masquait des profondeurs. Etais-je aveugle et sourd ou bien faut-il nécessairement la lumière d’un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour?

D’autres lettres me racontent dans leur simplicité les petits faits qui ponctuent la fuite du temps. Ce sont des roses qu’on a cueillies au crépuscule, l’indolence d’un dimanche de pluie, un enfant qui pleure avant de s’endormir. Capturés sur le vif, ces échantillons de vie, ces bouffées de bonheur m’émeuvent plus que tout. Qu’elles fassent trois lignes ou huit pages, qu’elles viennnent du lointain Levant ou de Levallois-Perret, je garde toutes ces lettres comme un trésor. Un jour je voudrais les coller bout à bout pour faire un ruban d’un kilomètre qui flotterait dans le vent telle une oriflamme à la gloire de l’amitié.

ça éloignera les vautours.”

Latcho drom*

28 juillet 2008

C’est l’histoire

d’une étudiante râleuse,

d’amis magiques,

d’une foule de trésors

et d’un nouveau départ.

 

Pourquoi un nouveau blog? Je n’ai pas d’explication toute faite. Plus “mature et responsable”, plus agréable aussi, et puis l’ancien hébergeur ne me plaisait plus depuis longtemps. Donc bienvenue les gens, bienvenue dans mon bordel, entre des piles de bouquins, ma collection de chapals et écharpes, quelques pinceaux, des photos, des cds empilés, des milliers de couleurs, des notes griffonnées au marqueur sur des bouts de papiers, des coussins, une guitare…

Alors, en vous souhaitant une agréable visite, je déclare ouvert Little Cro’ 2.0, mon nouveau chez-moi!

*Bon voyage en tzigane.