Je m’en fish.

23 janvier 2010 par littlecro

Il est rentré au port.

10 janvier 2010 par littlecro

Dimanche soir, retour à la maison. Allumer l’ordinateur, aller sur internet…

« Mano Solo est mort. »

D’abord on n’y croit pas. On se dit mais non, c’est pas possible, pas lui. On a beau avoir cet espoir stupide de ne pas avoir vraiment lu cette nouvelle, on sait qu’on essaie de retarder au maximum l’acceptation. Merde, cet homme à l’aspect tout fragile mais avec tant de force, cet homme à la gueule grande ouverte et à la plume si touchante, il n’est plus là. Il ne le sera plus. 

Combien de personnes se sont retrouvées dans ses textes? Combien de personnes a-t-il accompagnées sans le savoir?

On redoute de cliquer sur le lien pour voir l’article. Puis on le fait. C’est une action toute conne, qui mêle le besoin de savoir et celui de rester dans l’ignorance. Une photo de lui, un texte. Au fur et à mesure que l’on poursuit la lecture, la gorge se sèche, il y a une boule dans notre ventre et on se rend compte qu’on a pleuré. Qu’on pleure encore, même. C’est sûr que la peine de ses fans n’est pas comparable à celle de sa famille, sa compagne et ses amis. Mais c’est comme si quelqu’un qui nous avait toujours tenu la main s’évanouissait. Tenir la main, ce n’est pas forcément la tournure la plus juste. Mais il était là. Pour moi, pour toi, pour elle, pour lui, pour nous, pour vous, pour elles, pour eux. Et il le sera encore. Merci Mano, merci.

 

Sa mère a laissé ce message sur le forum de l’artiste aujourd’hui.

« Il ne viendra plus.
Il ne viendra plus nous invectiver.
Il ne viendra plus nous encourager.
Il ne viendra plus nous donner tout ce qu’il avait: son talent, sa force, son élan, sa générosité.
Il ne viendra plus le raoul, l’incomparable Mano Solo.
Il ne me dira plus « Isabelle je t’aime »… Mon petit Mano. »

Je pleure le dernier jour de mes vingt ans.

5 janvier 2010 par littlecro
Comment vous dire que ça a été le plus bel âge de ma vie? C’était l’année de la liberté, des rencontres magiques, l’année des amitiés qui se sont consolidées, des concerts et des cheveux courts, l’année des choix, des certitudes, c’était l’année de mon premier piercing et de mon amour pour la photo, c’était l’année des épreuves à traverser, celle des bonnes tranches de rire et des coups de bade, aussi celle des voyages partout où on pouvait m’héberger, l’année des découvertes, des questionnements, des confirmations… C’était l’année de l’assurance, des aventures d’un soir, l’année des comptes à rendre à personne, l’année où j’ai refait le monde, dans l’herbe, autour d’un café, sur une feuille, sous les draps, dans le train, dans les rues…
Et là, c’est la veille de mes vingt et une piges, et je bade. Je voudrais partir dans un endroit où j’échapperai à la suite, qu’on m’oublie et finalement qu’on me laisse tranquille avec le bel âge.
Ah, mes vingt ans, que je vous regretterai! Que je vous regrette déjà…
 
 
Quand on a vingt ans
On parle très fort
On parle de l’amour
Comme si on l’avait vu
On parle de la mort
On l’a presque connue
Quand on a vingt ans
On parle aux inconnus.
 
Quand on a vingt ans
On fait de grands gestes
On fait l’intéressant
Et on refait le monde
Et l’amour
Et demain
On repeint la Joconde
Quand on a vingt ans
On fait peur à tout le monde.
 
Quand on a vingt ans
On chante tab da
Vo da da do da
Zwé dom vaza vada
Zavazavazaza
Quand on a vingt ans
On chante n’importe quoi…
 
Quand on a vingt ans
On part courir la terre
Parcourir les étoiles
Pour joindre les deux bouts
On se sépare souvent
On part pour rien du tout
Quand on a vingt ans
On part pour n’importe où…
Quand on a vingt ans
On dort avec les autres
On dort en s’entassant
Et sur des lits bancals
On dort en s’embrassant
Et puis toujours à poil
Quand on a vingt ans
On dort sous les étoiles
 
Manu Galure, Quand on a vingt ans.

Mes mots-clés sont merveilleux

4 janvier 2010 par littlecro

Derniers mots-clés rigolos en date :

« photo prends mes seins dans ta bouche »

« quel goût a votre homme? »

 

C’était la minute humour d’Emma, attendez la semaine prochaine pour d’autres, là je vais fêter mes 21 printemps avec de jolis partiels.

J’ai la peau qui est trop petite pour moi.

30 décembre 2009 par littlecro

Parfois j’ai l’impression que je suis trop vieille pour mon âge. Trop vieille dans la tête, dans le coeur et dans le corps.

Questionnaire de Proust.

28 décembre 2009 par littlecro

Le principal trait de mon caractère.

C’est le côté mystérieux qui l’emporte depuis quelques temps, je dirais. 

 

La qualité que je préfère chez un homme.

Leur sensualité, leurs lignes et leur charme.

 

La qualité que je préfère chez une femme.

Leur sensualité, leurs courbes, leur charme.

 

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis.

Sans hésiter, leur folie… Ce qui fait qu’ils sont complètement barges, chacun à sa manière, et ça les rend uniques.

 

Mon principal défaut.

Lunatique.

 

Mon occupation préférée.

J’hésite.

 

Mon rêve de bonheur.

On va plagier Proust : « J’ai peur qu’il ne soit pas assez élevé, je n’ose pas le dire, j’ai peur de le détruire en le disant. »

 

Quel serait mon plus grand malheur ?

Ben là comme ça, à brûle-pourpoint…

 

Ce que je voudrais être.

Digne de l’intérêt qu’on me porte et toujours surprendre mon monde.

 

Le pays où je désirerais vivre.

Au pluriel, pays, svp! « il y a sûrement des pays qui valent le coup » dirait Mano Solo, je ne demande qu’à tester, et pourquoi pas approuver.

 

La couleur que je préfère.

Ne soyons pas raciste, alors je dirais toutes.

 

La fleur que j’aime.

Comme mon dragon : quand elles sont sauvages. Celles qui n’ont pas de prétention et sont souvent bien plus belles et gardant leur simplicité. (note : ça m’aempêche pas d’aimer les autres, il y a pas si longtemps on m’a offert une rose en gare et j’étais super touchée…)

 

L’oiseau que je préfère.

Le merle. Oui je sais, c’est pas des plus exotiques mais ils ont une certaine poésie à sautiller pour se déplacer, comme s’ils évitaient au maximum d’entreprendre l’effort de voler… Et puis ils ont un charme fou avec leur gros ventre qu’ils trimbalent sur leurs pattes frêles.

 

Mes auteurs favoris en prose.

Zola, first! Sinon Daniel Pennac et Mathias Malzieu.

 

Mes poètes préférés.

Très peu branchée poésie en fait… Alors Baudelaire. Et les poèmes de Lulu.

 

Mes héros dans la fiction.

Benjamin Malaussène et Marco Louis du Combat Ordinaire. Leurs doutes, leur simplicité… Je ne cherche pas de héros parfaits. Humains, ça me semble déjà énorme.

 

Mes héroïnes favorites dans la fiction.

Antigone d’Anouilh ; je me reconnais bien dans son incapacité à être dans les normes, et dans sa volonté de ne pas l’être aussi.

 

Mes compositeurs préférés.

La grande famille de la chanson à textes… Avec en premières places Les Ogres de Barback, Mano Solo et Dionysos.

 

Mes peintres favoris.

Klimt.

 

Mes héros dans la vie réelle.

Je cherche, mais je vois pas. Dans un bouquin il y avait une phrase qui disait en gros : « ceux que tu admires seront ceux qui te porteront les coups les plus terribles. » Bon me connaissant j’ai peut-être tourné le truc à ma sauce, mais c’est représentatif. J’avais d’énormes espoirs envers des « idéals » et, ce qui devait arriver arriva, j’ai eu des déceptions encore plus grandes.

 

Mes héroïnes dans l’histoire.

 Toutes celles qui ont oeuvré, oeuvrent et oeuvreront pour les droits des femmes.

 

Mes noms favoris.

Sale rat. Mes insultes sont pathétiques, mais j’assume.

 

Ce que je déteste par-dessus tout.

Choix trop difficile, j’ai un don pour m’énerver très rapidement, quelle que soit la raison! 

 

Personnages historiques que je méprise le plus.

Les ennemis des droits et de la liberté.

 

Le fait militaire que j’admire le plus.

Le repli des troupes maternelles.

 

La réforme que j’estime le plus.

 Le droit de ne plus demander le droit de sortir.

 

Le don de la nature que je voudrais avoir.

 Contrôler le temps pour profiter pleinement de la vie.

 

Comment j’aimerais mourir.

Sans trop de regrets.

 

État présent de mon esprit.

En train de culpabiliser parce que j’ai encore rien foutu pour mes partiels. (bizarrement, ce teste ne m’aide pas non plus…)

 

Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence.

 Proust, encore : « Celles que je comprends. »

 

Ma devise.

 « C’est ce triomphe du rêve ; qu’il gagne ou qu’il ne gagne pas, un homme qui rêve gagne toujours. » Jacques Brel

Des mots sur les maux.

3 décembre 2009 par littlecro

Ta peau sur ma peau et tes mains sur mes seins ce n’est rien mais c’est bien je ne dis rien tes yeux qui me fouillent autant que tes mains qui me disent tout et rien c’est ta bouche qui cavale, qui s’emballe, je ne fais rien si tu voyais toutes les couleurs que la nuit donne à mes fantasmes tu verrais qu’au fond de mon coeur c’est pas vraiment un palace mais qu’on y a fait les poussières et si tu fais pas trop la fière il reste encore une grande place juste a côté du cimetière un incendie dans mon coeur ravage les nuits que je passe à tes côtés dans la lueur d’une fumée que rien n’efface si tu savais le nombre d’heures où nous sommes face à face si tu savais tous les bonheurs auxquels je voudrais laisser la place si tu voyais toutes les couleurs que la nuit donne à mes fantasmes tu verrais qu’au fond de mon coeur c’est pas vraiment un palace mais qu’on y a fait les poussières et si tu fais pas trop la fière il reste encore une grande place juste a coté du cimetière…

Alors la nuit je ballade mon chien le long du long mur du cimetière pantin je rentre et je télécharge des films n’importe quoi pour oublier le crime de n’avoir des armes que pour lutter, de ne pas savoir tout simplement t’aimer…
Ta peau sur ma peau et tes mains sur mes seins
Ce n’est rien mais c’est bien, je ne dis rien, je ne fais rien

Mano Solo, Palace.

 

Tu deviens plus belle chaque jour.

3 décembre 2009 par littlecro

Mon plus cher désir doit être de continuer à partager ton quotidien.

Et voir ton sourire.

Conversations du la nuit, youpi.

16 novembre 2009 par littlecro

Alie : punaiiiiiise il est super tard

Emma : il m’a proposé de venir chez lui

Alie : aaaaaaaaaaaaah

à Bayonne

Emma : ouais je vais y aller je pense

Alie : magnifique ville

prends ton appareil

Emma : (au lit je parle)

 

Grave.

15 novembre 2009 par littlecro

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